Scénario La Belle et la Bête

Concept narratif

Une fillette souffrant de myopie entre avec sa maman dans ce qu’elle perçoit comme un château enchanté mystérieux, habité par une créature impressionnante mais bienveillante. À travers une série de gags sensoriels autour de pierres précieuses musicales, la “Bête” – gardien de ce monde flou et scintillant – guide l’enfant vers la découverte de la magie de cet endroit. Lorsqu’elle choisit ses “pierres magiques”, celles-ci se transforment en lunettes qui révèlent la vérité touchante : le château est un magasin Optical Center, la Bête est un vendeur attentionné, et le monde autour d’elle déborde de chaleur familiale. La magie n’était pas dans l’illusion, mais dans la beauté du réel enfin perçu clairement.

Durée totale : 2:30 minutes

Tonalité : Conte poétique moderne, tendre et ludique, avec une progression émotionnelle de la curiosité inquiète vers l’émerveillement joyeux.

Message-clé : Les lunettes Optical Center ne corrigent pas seulement la vision, elles révèlent la beauté et la tendresse qui nous entourent – “Il y a tant de belles choses à voir”

SÉQUENÇAGE DÉTAILLÉ – Découpage par scènes

PARTIE 1 : LE MONDE IMAGINAIRE FLOU (Animation – 0:00 à 1:45)

SCÈNE 1 : L’ARRIVÉE AU CHÂTEAU ENCHANTÉ

Durée : 0:00 – 0:20 (20 secondes)

Description visuelle :

  • Plan large aérien sur un village enneigé au crépuscule, ambiance féérique bleutée
  • Mouvement de caméra descendant qui resserre progressivement sur la petite fille
  • Au centre du village (les maisons sont dans un style Victorien), une grande maison encastrée parmi les autres, aux allures de château (mélange Art Déco/Art Nouveau/Boho-Chic), lumières chaudes aux fenêtres, légèrement floue dans la perception de l’enfant
  • Une fillette (6-7 ans, vêtements couleurs pastel, tons d’hiver bleu-gris, un béret bleu féminin angora) tient la main de sa maman
  • Cadrage mère : on ne voit que le bas du manteau, une jupe souple à godets qui descend en dessous des genoux, les jambes, elle porte des bottines aux pieds et ses mains sont gantée (façon Audrey Hepburn dans Tiffany mais en hiver)
  • La fillette plisse les yeux, regarde le bâtiment avec un mélange de curiosité et d’hésitation
  • La fillette a une respiration légèrement appuyée. Un léger nuage de vapeur (exhalation) sort de sa bouche
  • Elles avancent vers la porte ornée de motifs floraux stylisés Art Déco

Ambiance sonore :

  • Musique : intro douce au piano acoustique avec touches féeriques (carillon léger)
  • Bruitages : crissement de pas dans la neige, vent hivernal doux
  • Respiration légèrement anxieuse de la fillette

Intention de réalisation : Établir immédiatement le regard subjectif de l’enfant malvoyante : tout est légèrement flou, onirique, mystérieux. Le mouvement de caméra aérien crée une entrée en matière cinématographique. La présence rassurante mais partielle de la mère (stylisée façon Hepburn) crée un ancrage affectif vintage-chic sans voler la vedette à l’enfant. L’atmosphère doit évoquer un conte classique européen.

SCÈNE 2 : DÉCOUVERTE DE LA SALLE AUX TRÉSORS

Durée : 0:20 – 0:45 (25 secondes)

Description visuelle :

  • Gros plan sur la main gantée de la mère qui pousse la porte
  • Ding-ding : son cristallin d’un carillon
  • Plan d’ensemble : la fillette entre dans une immense pièce aux proportions cathédrale
  • Murs recouverts de ce qui ressemble à des pierres précieuses multicolores (en réalité des montures de lunettes) qui scintillent doucement, créant des reflets arc-en-ciel
  • Lumière féerique, presque magique, avec des particules de poussière dorée qui flottent
  • La fillette écarquille les yeux, ralentit son pas. Sa mère lui lâche la main. La fillette s’éloigne et s’aventure seule dans la pièce
  • Soudain, elle sent une présence dans la pièce, puis, en se tournant, elle distingue une créature imposante, de dos, assise à une table, en train de faire briller des pierres lumineuses

Ambiance sonore :

  • Musique : montée progressive des cordes (violon, violoncelle) créant une tension douce
  • Bruitages : 
    • Carillon d’entrée cristallin
    • Sons cristallins subtils à chaque fois que la Bête touche une pierre (notes musicales espacées : Do, Mi, Sol)
    • Respiration fascinée de la fillette
    • Froissement du manteau de la mère qui se déplace discrètement

Intention de réalisation : Créer un moment de suspension entre émerveillement et appréhension. Le lâcher de main symbolise le passage vers l’autonomie et l’aventure. La découverte progressive de la Bête (assise, de dos, occupée) renforce le mystère sans brutalité. Les pierres scintillantes doivent évoquer à la fois un trésor et les lunettes exposées (préfiguration). La caméra adopte le point de vue de l’enfant (légèrement en contre-plongée).

SCÈNE 3 : LA RÉVÉLATION DE LA BÊTE

Durée : 0:45 – 1:00 (15 secondes)

Description visuelle :

  • La Bête se retourne lentement vers l’enfant en la regardant par-dessus sa propre épaule, puis se lève de sa chaise. La Bête est de grande taille.
  • Design de la Bête : créature imposante mais attendrissante (référence Beast de La Belle et la Bête Disney, mais plus douce) : 
    • Fourrure bleu-gris chatoyante
    • Grandes mains délicates
    • Visage expressif avec de grands yeux bienveillants
    • La forme de son visage et sa coiffure font penser à Beethoven peint par Joseph Karl Stieler (1er Lien subtil avec l’audioprothèse)
    • Porte une sorte de blouse blanche, ouverte (préfiguration de l’uniforme Optical Center). Il porte une chemise blanche élégante, un foulard rouge et une redingote noire (comme dans le portrait de Beethoven).
  • La fillette sursaute légèrement, recule d’un pas, et court se cacher à moitié derrière la jupe de sa mère.
  • Expression de la fillette : surprise + appréhension + curiosité qui l’emporte.
  • La Bête, constatant son effet, reste sur place, ouvre grand les bras et éclate d’un rire chaud et communicatif, puis elle se baisse à hauteur de la fillette, ses mains sur les genoux.
  • Gros plan sur le visage de la Bête qui sourit gentiment et fait un clin d’œil complice.
  • La petite fille est légèrement rassurée, lui offre un sourire crispé, et sort des jupes de sa mère qui la pousse très gentiment vers la Bête. On voit le gant de la mère qui accompagne sa fillette vers le centre de la pièce.

Ambiance sonore :

  • Musique : accord suspendu (violons), puis résolution joyeuse
  • Bruitages : 
    • Souffle surpris de la fillette
    • Rire grave mais chaleureux de la Bête
    • Note cristalline aiguë quand la Bête bouge légèrement sa main près d’une pierre

Intention de réalisation : Moment-pivot enrichi : la référence à Beethoven (compositeur emblématique) ajoute une dimension culturelle et artistique. La redingote noire et le foulard rouge créent une silhouette mémorable et élégante. La Bête qui se baisse à hauteur d’enfant est un geste d’égalité et de respect. Le geste maternel encourageant (visible seulement par le gant) maintient la présence rassurante sans interférer. Transformer l’appréhension en complicité reste l’objectif central.

SCÈNE 4 : LES GAGS DES PIERRES MUSICALES

Durée : 1:00 – 1:25 (25 secondes)

Séquence de gags :

Gag 1 – La note discordante (5 sec) :

  • La fillette, rassurée, s’approche timidement et tapote de son index une pierre orange
  • PIIIIING : note ultra-aiguë et stridente
  • La Bête grimace exagérément, se bouche les oreilles avec ses grandes pattes
  • La Bête sort son chiffon pour tout de suite essuyer l’empreinte du doigt sur la pierre
  • La fillette porte la main à sa bouche, gênée mais amusée

Gag 2 – La mélodie improvisée (10 sec) :

  • Encouragée par la Bête qui fait un geste d’invitation, la fillette touche plusieurs pierres en rythme toujours suivie par la Bête qui essuie les pierres à chaque fois
  • Séquence rapide : Do-Mi-Sol-Do / Ré-Fa-La-Ré
  • Les notes s’enchaînent pour former une mélodie enfantine joyeuse (style comptine)
  • La Bête hoche la tête en rythme, tape dans ses pattes et court derrière la fillette pour encore essuyer les pierres après le passage de la fillette
  • Gros plan sur le visage radieux de la fillette qui s’amuse
  • Moment-clé : La fillette pose délicatement une “pierre-lunette-musicale” près de son oreille, le son devient soudain plus pur, cristallin, presque tridimensionnel. La fillette écarquille les yeux : “Waouh !” [2e Lien subtil avec l’audioprothèse : les lunettes révèlent la clarté visuelle, mais ici on suggère aussi une amélioration sensorielle globale]

Gag 3 – La symphonie comique ratée (5 sec) :

  • La Bête veut jouer aussi : elle tape sur plusieurs pierres avec enthousiasme
  • Résultat : PLOC-PLONK-BLOMP – sons ridicules et décalés
  • La Bête hausse les épaules avec autodérision
  • Rire franc de la fillette

Gag 4 – Le miroir flou (5 sec) :

  • La Bête place un grand miroir orné devant la fillette
  • Reflet : image floue et déformée de l’enfant
  • La fillette fait des grimaces exagérées (langue tirée, yeux croisés)
  • La Bête l’imite immédiatement avec des mimiques encore plus burlesques
  • Fou rire partagé.

Ambiance sonore :

  • Musique : progression rythmée, style folk-pop léger avec percussions douces
  • Bruitages : 
    • Notes cristallines variées (gamme musicale ludique)
    • Plocs comiques pour la Bête
    • Rires de la fillette (authentiques, contagieux)
    • Battement de pattes de la Bête

Intention de réalisation : Séquence la plus ludique du film, véritable ballet sensoriel. L’ajout du gag répétitif du chiffon (la Bête maniaque du rangement court partout pour essuyer, soulignant le service apporté par Optical Center) ajoute une dimension de comédie physique type Chaplin/Buster Keaton. Le moment où la pierre est portée à l’oreille (et non devant les yeux) crée une connexion subtile avec les services audioprothèse d’Optical Center sans être didactique. Chaque gag doit être visuel ET sonore. Rythme soutenu, montage dynamique. La complicité entre l’enfant et la Bête est maintenant totale.

SCÈNE 5 : L’ÉQUILIBRE PRÉCAIRE

Durée : 1:25 – 1:35 (10 secondes)

Description visuelle :

  • La fillette veut voir les pierres de plus près, grimpe sur une chaise haute en bois sculpté
  • Plan en légère contre-plongée : elle se hisse, la chaise vacille dangereusement
  • Mouvement de caméra fluide : la fillette perd l’équilibre, commence à tomber
  • Ralenti : la Bête tend sa grande patte avec une rapidité et une délicatesse surprenantes
  • La rattrape doucement, comme on attraperait un papillon
  • Gros plan : la main énorme de la Bête qui enveloppe paternellement le dos de l’enfant
  • La fillette, en sécurité, sourit et tapote affectueusement le dos de la patte poilue

Ambiance sonore :

  • Musique : suspension (cordes tenues), puis résolution apaisante
  • Bruitages : 
    • Grincement de la chaise
    • Souffle de surprise de la mère (hors-champ)
    • Whoosh du mouvement de la Bête
    • Soupir de soulagement

Intention de réalisation : Moment de pure tendresse qui renforce le rôle paternel et protecteur de la Bête. Ce geste préfigure l’attention bienveillante du vendeur Optical Center. Le détail “tapote le dos de la patte” (plutôt que juste “tapote la patte”) souligne une affection naturaliste et confiante. Le ralenti souligne l’émotion et crée un contraste avec le rythme comique précédent. La confiance de l’enfant envers la créature est désormais absolue.

SCÈNE 6 : LES MONDES ENCHANTÉS DANS LES PIERRES

Durée : 1:35 – 1:55 (20 secondes)

Description visuelle :

  • La Bête tient dans ses pattes trois pierres, qu’elle pose sur un plateau carré de velours rouge qu’elle présente en forme de losange, en fond le noir de sa redingote (pour rappeler le logo d’Optical Center). Elle en prend l’une d’elles et la porte à ses yeux pour que la fillette fasse de même. Puis elle repose la pierre sur le plateau.
  • La Bête présente délicatement le plateau avec les trois “pierres précieuses” de la taille de montures de lunettes à la fillette. La fillette en prend une. Elle change de pierre à chaque fois pour y découvrir un nouveau monde
  • Pierre 1 (vert-argenté) : La fillette la place devant ses yeux
    • Insert : vision subjective → monde sous-marin féérique avec poissons luminescents, coraux dansants, sirène qui salue
    • Durée : 5 secondes
  • Pierre 2 (rouge-orangée) :
    • Insert : vision subjective → forêt automnale dorée, écureuils qui jouent, fées qui voltigent entre les arbres, champignons géants
    • Durée : 5 secondes
  • Pierre 3 (bleue-blanc) :
    • Insert : vision subjective → jardin céleste avec papillons géants multicolores, des étoiles, fleurs qui s’ouvrent en accéléré, arc-en-ciel qui se déploie
    • Durée : 5 secondes
  • Retour : gros plan sur le visage émerveillé de la fillette, yeux brillants, bouche en “O”
  • Elle pointe la pierre bleue-blanc : “Celle-là !”
  • La Bête lui répond : « Elles sont toutes les trois pour toi ! »

Ambiance sonore :

  • Musique : montée émotionnelle progressive, orchestration qui s’enrichit (piano + cordes + harpe)
  • Bruitages spécifiques pour chaque monde : 
    • Pierre 1 : bulles, vagues douces, chant de baleine lointain
    • Pierre 2 : bruissement de feuilles, gazouillis d’oiseaux, carillon de cloches
    • Pierre 3 : battement d’ailes, tintement de clochettes cristallines, souffle de vent magique

Intention de réalisation : Séquence visuelle la plus spectaculaire, presque hypnotique. Le plateau de velours rouge en losange sur fond noir de redingote crée une référence visuelle directe au logo Optical Center – moment de placement de produit subtil et élégant. La Bête qui montre d’abord comment faire (porte la pierre à ses yeux) guide pédagogiquement l’enfant. La fillette choisit la pierre bleue-blanc (jardin céleste avec étoiles), celle qui représente l’élévation, le rêve et l’infini – choix symbolique fort qui préfigure la révélation à venir. L’ajout “Elles sont toutes les trois pour toi !” transforme le moment : ce n’est plus un choix exclusif mais une générosité, métaphore des offres multiples d’Optical Center (2e/3e paire offerte). Chaque “monde” représente métaphoriquement les différents styles de lunettes et la personnalité de l’enfant.

SCÈNE 7 : LA TRANSFORMATION MAGIQUE

Durée : 1:55 – 2:10 (15 secondes)

Description visuelle :

  • Gros plan : la Bête prend la pierre bleue-blanc choisie dans ses pattes
  • Effet visuel : la pierre commence à luire intensément, se transforme progressivement
  • Animation morphing fluide : la pierre devient une paire de lunettes pour enfant (monture légère, colorée, moderne)
  • La Bête, avec une délicatesse infinie, pose les lunettes sur le nez de la fillette
  • Ajustement doux derrière les oreilles
  • Plan rapproché sur le visage de l’enfant : elle cligne des yeux plusieurs fois
  • Moment suspendu : flou progressif → netteté éclatante
  • Les yeux de la fillette s’écarquillent : révélation

TRANSITION VISUELLE MAJEURE :

  • Fondu enchaîné / morphing de l’environnement
  • L’animation se fond progressivement vers un rendu cinéma réaliste
  • Les pierres précieuses deviennent des présentoirs de lunettes
  • Les murs enchantés deviennent les étagères modernes d’un magasin
  • La lumière féerique devient l’éclairage chaleureux du magasin

Ambiance sonore :

  • Musique : apogée émotionnelle, orchestration complète avec montée des violons
  • Bruitages : 
    • Tintement magique cristallin pendant la transformation
    • Whoosh doux lors de la pose des lunettes
    • Son de “mise au point” subtil (comme un appareil photo qui fait le point)
    • Respiration émerveillée de la fillette

Intention de réalisation : Moment-clé du film. La transformation se fait à partir de la pierre bleue-blanc – cohérence narrative parfaite avec le choix explicite de la fillette. Cette pierre, associée au jardin céleste et aux étoiles, symbolise la révélation lumineuse à venir. La transformation doit être à la fois spectaculaire et touchante. Le passage de l’animation au réalisme doit être fluide, presque imperceptible, comme si on sortait d’un rêve. C’est la métaphore centrale : les lunettes révèlent la vraie magie du quotidien. Ralentissement temporel pour savourer ce moment de bascule.

PARTIE 2 : LE MONDE RÉEL (Cinéma réaliste – 2:10 à 2:30)

SCÈNE 8 : RÉVÉLATION DU MAGASIN OPTICAL CENTER

Durée : 2:10 – 2:18 (8 secondes)

Description visuelle :

  • Plan net et lumineux : intérieur d’un magasin Optical Center contemporain
  • Décor à dominante bleu et blanc : élégant, moderne et luxueux 
    • Murs blanc immaculé avec accents bleu (aux couleurs du drapeau israélien)
    • Présentoirs design en verre et métal chromé
    • Éclairage LED subtil créant une atmosphère à la fois chaleureuse et premium
    • Sol en marbre blanc ou résine brillante
    • Touches de bleu dans le mobilier (fauteuils, comptoir)
  • La “Bête” est maintenant un vendeur souriant (30-35 ans, traits bienveillants, uniforme Optical Center élégant mais décontracté)
  • Il garde une posture similaire à celle de la Bête, créant une continuité
  • Gros plan : la fillette découvre le visage net du vendeur pour la première fois → c’est un “prince charmant” du quotidien, un professionnel attentionné
  • Elle tourne lentement la tête

Ambiance sonore :

  • Musique : transition vers une version acoustique apaisée du thème principal
  • Bruitages réalistes : 
    • Murmure feutré du magasin
    • Léger son de fond (autres clients)
    • Respiration émerveillée de la fillette

Intention de réalisation : Contraste visuel fort entre le monde imaginaire et la réalité, mais continuité émotionnelle. Le magasin bleu et blanc évoque à la fois la modernité, la propreté médicale et le luxe accessible. Cette palette chromatique fait écho à la pierre bleue-blanc choisie par l’enfant (continuité symbolique). Le design doit être sophistiqué sans être froid : le luxe au service de l’humain. Le vendeur incarne le “héros du quotidien” : quelqu’un d’ordinaire qui accomplit des petits miracles. La continuité posturale (Bête→vendeur) crée une reconnaissance inconsciente rassurante.

SCÈNE 9 : LES RETROUVAILLES MÈRE-FILLE

Durée : 2:18 – 2:25 (7 secondes)

Description visuelle :

  • La fillette se retourne vers sa maman
  • Premier vrai plan complet de la mère : femme souriante, visage enfin net et visible, yeux brillants d’émotion
  • Plan rapproché croisé : regards qui se croisent, mère et fille
  • La fillette court vers sa maman (ralenti léger)
  • Elle saute dans ses bras
  • Étreinte tendre, la mère soulève sa fille et la fait tourner légèrement
  • Gros plan sur leurs visages : rires et larmes de joie mêlés
  • La mère embrasse le front de sa fille
  • Le vendeur, en arrière-plan, sourit discrètement, témoin ému de ce moment
  • Le décor bleu et blanc du magasin crée un écrin lumineux autour de cette scène intime

Ambiance sonore :

  • Musique : climax émotionnel, version orchestrale complète avec chœurs légers (style folk-pop épique)
  • Bruitages : 
    • Pas rapides de la fillette
    • Rire cristallin de l’enfant
    • “Maman !” (voix joyeuse)
    • Soupir attendri de la mère

Intention de réalisation : Cœur émotionnel du film. Ce moment doit être universel et touchant sans tomber dans le pathos. L’émotion doit être authentique, portée par le jeu des regards. La révélation du visage complet de la mère symbolise le lien familial enfin pleinement perçu. Cadrage intime, lumière douce mais présence du décor bleu et blanc qui enveloppe la scène d’une aura moderne et précieuse. Le vendeur en retrait respecte l’intimité du moment tout en y participant émotionnellement.

SCÈNE 10 : CONCLUSION ET SLOGAN

Durée : 2:25 – 2:30 (5 secondes)

Description visuelle :

  • Plan rapproché sur la petite fille qui regarde à droite et à gauche et qui dit d’un ton émouvant : « C’est beau ! »
  • Le plan s’élargit vers un plan moyen laissant apparaître le visage de la mère qui lui répond : « Oui ma chérie, il y a tant de belles choses à voir ! »
  • La fillette et la mère sortent du magasin et croisent toute une famille (père, mère, plusieurs enfants) habillées de façon plus modeste (pour suggérer les prix abordables d’Optical Center) qui entrent dans le magasin. Ils sont suivies par un vieux monsieur qui porte un appareil auditif visible.
  • Vue extérieure à la sortie du magasin : on aperçoit brièvement l’enseigne Optical Center avec sa dominante rouge et noire
  • Zoom arrière pour finir sur un plan large final sur des rues animées
  • Fondu progressif vers le logo Optical Center
  • Apparition du slogan en lettres élégantes : « Il y a tant de belles choses à voir »

Ambiance sonore :

  • Musique : résolution finale apaisante, accord final tenu
  • Voix de la fillette puis de la mère (dialogue intégré naturellement)
  • Ambiance urbaine douce (pas, murmures de rue)
  • Silence progressif laissant place à une note finale de piano

Intention de réalisation : La conclusion est portée par le dialogue mère-fille, rendant le message plus authentique et émotionnel. La mère prononce le slogan comme une vérité partagée avec sa fille, pas comme un argument commercial. L’ajout des clients modestes qui entrent ancre le positionnement “prix accessibles” d’Optical Center sans être didactique. L’aperçu de l’enseigne rouge et noire renforce l’identité visuelle de la marque. Le zoom arrière vers les rues animées universalise l’expérience : cette magie est accessible à tous, partout. Le slogan apparaît alors comme une évidence, une promesse humaniste tenue. Fade-out doux vers le logo.

NOTES DE PRODUCTION (Version finale)

Palette de couleurs :

  • Partie animation : Tons féeriques (bleus, violets, ors scintillants) avec dominante froide extérieure et chaude intérieure
  • Partie réaliste : Dominante bleu et blanc – moderne, luxueuse et accueillante 
    • Bleu électrique ou bleu roi pour les accents
    • Blanc immaculé pour les murs et surfaces principales
    • Chromes et verres pour le mobilier design
    • Éclairage LED subtil créant une ambiance premium mais chaleureuse

Direction artistique :

  • La Bête inspiré de Beethoven (coiffure, redingote noire, foulard rouge) : dimension culturelle et artistique – Lien subtil et récurant avec l’audioprothèse que l’on retrouve à travers les trois clips.
  • Le plateau de velours rouge en losange sur fond noir crée une référence au logo Optical Center
  • Les “pierres précieuses” doivent évoquer visuellement des montures de lunettes sans être trop littérales
  • La pierre bleue-blanc choisie par l’enfant préfigure visuellement les couleurs du magasin réel (continuité symbolique)
  • Le passage animation → réalisme doit être la prouesse technique du film
  • Le décor bleu et blanc du magasin doit évoquer à la fois modernité, luxe accessible et propreté médicale
  • Le gag du chiffon (Bête maniaque qui court partout essuyer) ajoute une comédie physique type Chaplin

Cibles émotionnelles :

  1. Empathie pour l’expérience de l’enfant myope
  2. Émerveillement devant la transformation
  3. Tendresse des retrouvailles mère-fille (renforcée par le dialogue final)
  4. Perception de luxe accessible (décor bleu et blanc moderne)
  5. Inclusivité sociale (clients modestes) = accessibilité Optical Center
  6. Réconfort : Optical Center rend le monde plus beau pour tous

Messages marketing intégrés subtilement :

  • Identité visuelle forte : palette bleu et blanc du magasin, cohérente avec la pierre choisie
  • Offres multiples : “Elles sont toutes les trois pour toi !” (2e/3e paire)
  • Services audioprothèse : pierre portée à l’oreille, son plus pur
  • Prix accessibles : clients modestes qui entrent dans le magasin
  • Positionnement luxe-accessible : décor moderne et sophistiqué mais accueillant
  • Valeurs humanistes : dialogue mère-fille porteur du slogan

Durée totale validée : 2:30 minutes

Ce synopsis intègre : le choix explicite de la pierre bleue-blanc (cohérence narrative parfaite) et le décor bleu et blanc moderne et luxueux du magasin (identité visuelle forte, continuité symbolique avec la pierre choisie). Le film crée ainsi une boucle chromatique et symbolique parfaite : bleu du monde hivernal extérieur → pierre bleue-blanc choisie → magasin bleu et blanc révélé.